Octets, kilo, méga, giga : le système binaire du stockage
En informatique, le préfixe « kilo » désigne traditionnellement 1 024 (2¹⁰) et non 1 000. Ainsi, 1 Ko = 1 024 octets, 1 Mo = 1 024 Ko = 1 048 576 octets, 1 Go = 1 024 Mo, 1 To = 1 024 Go. Cette convention est utilisée par les systèmes d'exploitation (Windows, macOS, Linux) pour mesurer la mémoire RAM et la taille des fichiers. L'écart par rapport aux puissances de 1 000 atteint 7,4 % pour les gigaoctets.
Standard IEC vs standard SI : pourquoi la confusion ?
Les fabricants de disques durs et de clés USB utilisent les puissances de 1 000 (standard SI) pour afficher leurs capacités. Ainsi, un disque dur « 1 To » contient 1 000 000 000 000 octets, mais votre système d'exploitation l'affiche comme ~931 Go (calcul en base 1024). Pour lever cette ambiguïté, la norme IEC 80000-13 a introduit des préfixes distincts : kibioctet (Kio = 1 024 o), mébioctet (Mio = 1 024 Kio), gibioctet (Gio), etc. Ces termes restent peu utilisés dans le grand public.
Débits réseau et conversion bits/octets
Les débits Internet sont exprimés en bits par seconde (bit/s, kbit/s, Mbit/s, Gbit/s). Pour obtenir le débit en octets par seconde, divisez par 8. Une connexion fibre de 1 Gbit/s permet théoriquement de télécharger 125 Mo/s (1 000 Mbit/s ÷ 8). En pratique, le protocole et les surcharges réseau réduisent ce chiffre. Un fichier de 1 Go prend environ 8 secondes à télécharger sur une connexion 1 Gbit/s idéale.