Résistance thermique R et coefficient U : définitions
La résistance thermique R (en m²·K/W) mesure la capacité d'un matériau à s'opposer aux transferts de chaleur. Plus R est grand, mieux c'est. Elle se calcule par la formule R = e/λ, où e est l'épaisseur en mètres et λ la conductivité thermique en W/(m·K). Le coefficient U (en W/(m²·K)) est l'inverse de la résistance totale d'une paroi (U = 1 / R_total). Plus U est faible, meilleure est l'isolation. La RT 2012 impose U ≤ 0,36 W/(m²·K) pour les murs en neuf.
Les valeurs λ des principaux matériaux isolants
La laine de verre et la laine de roche ont λ = 0,032 à 0,040 W/(m·K). Le polystyrène expansé (PSE) présente λ = 0,030 à 0,038 W/(m·K). Le polyuréthane (PUR) est le plus performant des isolants courants avec λ = 0,022 à 0,028 W/(m·K). La ouate de cellulose affiche λ = 0,038 à 0,042 W/(m·K). La fibre de bois (panneau) a λ = 0,038 à 0,050 W/(m·K). En comparaison, le béton plein a λ = 1,75 W/(m·K) et la brique creuse λ = 0,30 à 0,50 W/(m·K).
Les exigences de la RE 2020
La Réglementation Environnementale 2020 (RE 2020), applicable aux permis de construire depuis le 1er janvier 2022, va plus loin que la RT 2012. Elle impose des exigences minimales de R selon les parois : R ≥ 4,0 m²·K/W pour les toitures, R ≥ 3,7 m²·K/W pour les planchers bas, R ≥ 2,9 m²·K/W pour les murs. Elle introduit aussi un coefficient Bbio max plus restrictif et un indicateur carbone (Ic énergie) qui valorise les énergies renouvelables et les matériaux biosourcés.